Polliat

POLLIAT: Ton histoire !

 


Tes origines sont si discrètes qu’on ne les proclamera pas au son des cuivres et des cymbales ! Les vieilles archives nous apprennent que le berceau de ta naissance devait être Vial (du latin viala = voie) qui a été une cité lacustre, préhistorique, effondrée dans le marais actuel. Une voie romaine, construite au début de notre ère, passait dans les parages, reliant Bourg à Marsonnas, Bâgé, la Saône et peut-être Autun. Ton nom pourrait venir de celui d’un riche Gallo-Romain installé ici, nommé Paulus ou Paulius, dont on a fait Pauliacum.

C’est en 1285, à la suite du mariage de Sybille de Bâgé avec Amé de Savoie que tu es devenue d’abord savoyarde, jusqu’en 1536, où François 1er, à la demande des notables de Bresse, vint occuper le pays qui se rangea sous son autorité ; ainsi tu redevins Française. Pas pour longtemps, car en 1559, à la paix de Cateau-Cambrésis, Henri II rendit la Bresse au Duc de Savoie et tu redevins savoyarde. Mais, en 1600, Henri IV fut amené à reconquérir la Bresse, et le Maréchal Biron, qui marchait sur Bourg depuis Mâcon, semait partout le crime et le pillage. Triste période ! Enfin, par le traité de Lyon, 17 janvier 1601, tu fus définitivement Française.

Rappelle-toi le jour de décembre 1600 où, dit-on, le bon roi Henri IV est arrivé parmi nous, alors qu’il se rendait à Lyon pour se marier avecMarie de Médicis. Tout le Conseil de Fabrique, le Clergé, les Notables et les habitants ont accueilli l’illustre visiteur. On lui a offert du vin blanc de Polaizé qui était fort glissant cette année-là. Il l’a trouvé si bon qu’il a exprimé le désir que l’on en serve sur sa table à l’occasion de son mariage. Bien vite on en a envoyé un quartaut à Lyon. Mais le vin était si savoureux que les petites gens de la salle basse on vidé le tonnelet… à la santé des époux ! Henri ne s’en est pas fâché.

Mais, en 1814, tu as connu l’invasion par l’armée autrichienne qui accourait à l’agonie de Napoléon 1er. On dit que ce sont les chevaux autrichiens qui on rongé les platanes de la place, tant ils avaient faim, car il n’y avait plus rien à réquisitionner, ni à voler.

Enfin, en 1914-18, puis en 1939-45, mon cher Polliat ton cœur a saigné, car un as perdu 74, pis 8 de tes enfants. La victoire, ça coûte cher ! Elle a failli coûter plus cher encore car les combats de la Libération, en septembre 44, pouvaient tourner au drame : les Allemands, harcelés depuis le guidon par l’artillerie américaine, ont décidé de « décrocher » rapidement, et tu en as été quitte pour la peur.

La route nationale 79 de Nevers à Genève, construite en 1830, avait déjà fait de toi un Centre agricole et commercial de solide réputation, car tes foires, tes marchés, tes vogues, connaissaient une renommée indiscutable. Hélas, l’automobile a été la cause principale de la diminution de ce prestige. Mais tout n’est pas perdu car l’apparition du grand axe routier La Rochelle-Mâcon-Bourg-Genève, ne peut manquer de te valoriser dans un proche avenir.

C’est probablement le Chemin de Fer qui a donné le coup d’envoi à la prospérité. La ligne Mâcon-Bourg, ouverte le 6 juin 1857, a vu les premiers express Paris-Genève et Paris-Rome en 1910.

En 1903 on a commencé à éclairer à l’acétylène les rues du bourg, mais en 1910 voici le coup de tonnerre de l’électricité, grâce au moulin Chanel, qui alimentait le bourg seulement, car c’est en 1925 que l’électrification des hameaux a pu avoir lieu par l’usine Convert. Ce fut le point de départ de plusieurs industries locales : meubles, matériaux de construction, minoterie, etc.

Ton église, qui accompagne ton histoire, mérite que l’on en parle. En 904 on trouve trace écrite de la première chapelle de Polliat, mais l’abside actuelle date du XIIe siècle. Elle a été agrandie en 1474, puis réparée de nombreuses fois, restaurée en 1847, et en 1869 par les soins de l’abbé Raymond, ancien vicaire du Curé d’Ars, qui a payé de des deniers une grande partie des travaux.

Polliat et la légende de Vial : mais où est la vérité ?

« Il y a bien longtemps, un paysan et son char attelé de deux bœufs, était occupé à des travaux divers dans son champ avoisinant le puits.
Quand, tout à coup, sans savoir pourquoi, les bœufs furent attirés vers cet endroit, peut-être par la soif. Hélas ! les habitants ignoraient que le terrain était mouvant. Aussi la catastrophe se produisit. Les bœufs entraînant le char et le paysan, tombèrent dans ce puits. Leurs efforts furent vains pour regagner la surface. Ils s’enfoncèrent petit à petit puis disparurent finalement. »
D’après certains bruits, on aurait retrouvé les corps de ces malheureuses victimes sous le pont de Saint-Laurent-Lès-Mâcon.

L’histoire ancienne de l’emblème récent de Polliat

A la suite d’un concours lancé en 1979, le Comité des Fêtes avait retenue l’écusson dessiné par M. Piroux Hippolyte de Berdigond, comme emblème de la commune.
M. PIROUX, polliatis de naissance, a voulu exprimer tout ce qu’il ressent de son village dans ce schéma.
 
Les parties vertes rappellent le caractère rural de la commune. On voit aussi des arbres bien de chez nous : des chênes, des peupliers. Les anneaux entrecroisés représentent l’intense vie associative.
Notre village est un très vieux village ; il paraît que les Romains l’appelaient « eau polluée » à cause des nombreux marais insalubres. Ecrit en lettres gothiques dans une forme moderne, lien entre le passé et le présent, Polliat est appelé à grandir. En 1984, suite aux observations formulées par M. CHAIX du Comité Héraldique de l’Ain et des Archives Départementales, l’écusson a dû être légèrement modifié par rapport à sa configuration initiale.
Le Conseil municipal a approuvé la nouvelle conception et prononcé son homologation en juillet 1984.



 

 

 


 

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